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CRM pour cabinet d’avocats — organiser le suivi des demandes entrantes

Un CRM dans un cabinet d’avocats : à quoi ça sert, et jusqu’où

Un CRM ne gère pas des dossiers : il gère la relation avant le dossier — la demande qui arrive, la personne qu’on doit rappeler, le rendez-vous qu’on doit fixer, la suite qu’on doit donner. C’est une fonction distincte de celle d’un logiciel de gestion de cabinet, et la confusion entre les deux est la première cause de déception. Cette page explique où se situe la frontière, ce que les règles professionnelles françaises encadrent réellement, et comment vérifier par soi-même avant de s’engager.

Comment ce site est rémunéréCe site est rémunéré : un lien de cette page mène à GoHighLevel, et une commission est perçue si un abonnement y est souscrit, sans surcoût pour vous. C’est la raison pour laquelle cet outil est celui qui est présenté ici — et la raison pour laquelle vous ne trouverez sur ce site ni note, ni classement, ni verdict.

Ce qu’est un CRM pour un cabinet — et ce qu’il n’est pas

Un CRM, dans un cabinet, est le registre de ce qui se passe avant et autour du dossier : qui a appelé, pour quelle question, ce qui lui a été répondu, quand il faut le rappeler, où en est la proposition d’honoraires. Rien de tout cela n’est de la production juridique, et c’est précisément pour cette raison que ces informations finissent dispersées entre une boîte mail, un carnet et la mémoire d’une personne.

Un logiciel de gestion de cabinet fait autre chose : il tient les dossiers ouverts, les temps passés, la facturation, la comptabilité, parfois les actes. Les deux fonctions se touchent au moment de la bascule — quand une demande devient un dossier — mais elles ne se remplacent pas. Un CRM qui prétendrait tenir la comptabilité d’un cabinet serait un mauvais logiciel de gestion ; un logiciel de gestion qui prétendrait suivre des prospects est généralement un mauvais CRM.

Une précision qui évite une erreur coûteuseAucun outil présenté ici ne remplace un logiciel de gestion de cabinet, ne produit d’acte, ne tient de comptabilité RPVA-compatible et ne se substitue au travail de l’avocat. Si votre besoin est la gestion des dossiers eux-mêmes, ce n’est pas un CRM qu’il vous faut, et cette page ne vous sera pas utile.

La question utile n’est donc pas de savoir quel logiciel l’emporte sur les autres, mais « quelle partie de mon activité n’est aujourd’hui tenue nulle part ». Dans la plupart des cabinets, la réponse est : ce qui se passe entre le premier appel et l’ouverture du dossier.

Le parcours d’une demande entrante, étape par étape

La procédure ci-dessous décrit le trajet d’une demande depuis le premier contact. Elle indique à chaque étape qui agit : le cabinet ou l’outil. C’est le point important — un CRM déplace l’attente, il ne prend aucune décision.

  1. La demande est enregistrée à l’instant où elle arriveoutil

    Formulaire du site, appel, message : l’entrée crée une fiche horodatée avec son origine. Personne ne retranscrit rien, donc il n’existe pas deux versions de la demande qui puissent diverger.

  2. Un accusé de réception part immédiatementoutil

    Le demandeur sait que son message est arrivé et sous quel délai une réponse lui parviendra. C’est l’étape qui coûte le moins et qui se remarque le plus, parce qu’elle supprime le silence des premières heures.

  3. Un avocat apprécie la demandecabinet

    Nature de la question, conflit d’intérêts éventuel, compétence du cabinet, opportunité de s’en saisir. Aucun automatisme ne remplace cette appréciation, et aucun outil sérieux ne le prétend.

  4. Le rendez-vous se fixe sans échange de créneauxoutil

    Un lien de prise de rendez-vous supprime les quatre messages habituels. Il se limite aux plages que le cabinet a ouvertes, ce qui évite le rendez-vous accepté par erreur un jour d’audience.

  5. Les honoraires sont discutés et arrêtéscabinet

    La détermination du coût de la prestation relève de l’avocat et fait l’objet d’une convention d’honoraires. L’outil peut conserver la trace de ce qui a été envoyé et quand ; il ne fixe rien.

  6. La relance part si rien ne bougeoutil

    Passé un délai défini par le cabinet, un rappel est adressé — ou une tâche est créée pour qu’une personne s’en charge. C’est la fonction qui rattrape le plus de demandes perdues, parce que l’oubli n’a jamais de trace.

  7. La demande devient un dossier, ailleurscabinet

    À partir de l’ouverture, le suivi bascule vers le logiciel de gestion du cabinet. Le CRM garde l’historique de la relation d’avant ; il n’a pas vocation à héberger les pièces du dossier — et la section suivante explique pourquoi.

Trois étapes sur sept restent au cabinet, et ce sont celles qui engagent : apprécier la demande, fixer les honoraires, décider d’ouvrir un dossier. Un outil qui prétendrait les automatiser ne devrait pas être installé dans un cabinet.

Ce que les règles professionnelles encadrent réellement

L’argument commercial habituel des CRM est la relance automatique, par courriel et par SMS. Pour un avocat qui s’adresse à une personne qui n’est pas encore son client, ce point n’est pas une question de réglage : il est encadré par un texte précis.

Le décret du 28 octobre 2014 définit la forme que peut prendre la sollicitation personnalisée :

« La publicité et la sollicitation personnalisée sont permises à l’avocat si elles procurent une information sincère sur la nature des prestations de services proposées et si leur mise en œuvre respecte les principes essentiels de la profession. » — « La sollicitation personnalisée prend la forme d’un envoi postal ou d’un courrier électronique adressé au destinataire de l’offre de service, à l’exclusion de tout message textuel envoyé sur un terminal téléphonique mobile. » La sollicitation « précise les modalités de détermination du coût de la prestation, laquelle fera l’objet d’une convention d’honoraires ».
Décret n° 2014-1251 du 28 octobre 2014 relatif aux modes de communication des avocats · Légifrance, Journal officiel · legifrance.gouv.fr · relevé le 2026-09-21

Trois conséquences pratiques en découlent, et elles suffisent à écarter une partie des fonctions vendues par les outils généralistes.[1]

  1. Le SMS est exclu de la sollicitation personnalisée. Une séquence de relance qui bascule en SMS après deux courriels sans réponse ne peut donc pas être utilisée telle quelle vers un prospect.
  2. Le démarchage physique et téléphonique est également exclu de cette forme : la sollicitation prend la voie postale ou le courrier électronique.
  3. La sollicitation doit préciser les modalités de détermination du coût de la prestation, qui fera l’objet d’une convention d’honoraires. Un message de prospection sans cette mention n’est pas conforme au texte, quel que soit l’outil qui l’a envoyé.

Ce que cette page ne fait pasElle ne donne pas de conseil juridique et ne qualifie aucune situation particulière. Elle cite le texte applicable et en tire des conséquences de configuration. L’appréciation d’un message donné, d’une campagne ou d’un fichier relève du cabinet et, le cas échéant, de son ordre.

À l’inverse, rien dans ce texte ne concerne les échanges avec un client déjà engagé, ni les rappels de rendez-vous, ni les demandes de pièces. La distinction entre prospect et client est donc la première chose à matérialiser dans l’outil — avant même de construire la moindre séquence.[1]

Secret professionnel et choix de l’outil

La deuxième question qu’un cabinet doit trancher avant d’installer quoi que ce soit est celle de ce qu’il accepte d’y mettre. Le secret professionnel n’est pas un principe général dont on discuterait le périmètre : la loi en donne la liste.

L’article 66-5 de la loi du 31 décembre 1971 énumère ce que le secret couvre :

« En toutes matières, que ce soit dans le domaine du conseil ou dans celui de la défense, les consultations adressées par un avocat à son client ou destinées à celui-ci, les correspondances échangées entre le client et son avocat, entre l’avocat et ses confrères à l’exception pour ces dernières de celles portant la mention “officielle”, les notes d’entretien et, plus généralement, toutes les pièces du dossier sont couvertes par le secret professionnel. »
Article 66-5 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 · Légifrance · legifrance.gouv.fr · relevé le 2026-09-21

« Toutes les pièces du dossier » est une formule large, et elle explique pourquoi la frontière décrite plus haut n’est pas seulement une question d’organisation. Un CRM qui sert à savoir qu’une personne a appelé et qu’il faut la rappeler ne manipule pas les mêmes informations qu’un espace où l’on déposerait des consultations ou des correspondances.[2]

Le second point concerne le statut de l’éditeur. Un logiciel hébergé traite des données pour le compte du cabinet : il agit comme sous-traitant, et le cabinet reste responsable de traitement.

La CNIL définit ce rôle et rappelle que les obligations correspondantes passent par le contrat :

« Le sous-traitant est la personne physique ou morale (entreprise ou organisme public) qui traite des données pour le compte d’un autre organisme (“le responsable de traitement”), dans le cadre d’un service ou d’une prestation. » Les sous-traitants ont des obligations « qui doivent être présentes dans le contrat » : transparence et traçabilité, protection dès la conception et par défaut, sécurité des données traitées, assistance, alerte et conseil.
Sous-traitant — définition et obligations · CNIL · cnil.fr · relevé le 2026-09-21

Ce qu’aucun éditeur ne peut affirmer à votre placeAucun logiciel n’est « conforme au RGPD » en lui-même. La conformité est celle d’un traitement, mis en œuvre par un responsable identifié, avec des finalités, des durées, des destinataires et des mesures de sécurité qui lui sont propres. Un éditeur peut fournir des garanties contractuelles et des fonctions techniques ; il ne peut pas rendre votre cabinet conforme par l’installation d’un produit. Les pages qui affirment le contraire — y compris, auparavant, celle-ci — vendent une tranquillité qu’elles ne sont pas en mesure de procurer. [3]

  • Où les données sont hébergées, et si l’éditeur s’engage contractuellement sur cette localisation.
  • Quel contrat de sous-traitance est proposé, et ce qu’il prévoit en matière de sécurité, d’alerte et d’assistance.
  • Quels sous-traitants ultérieurs l’éditeur emploie — un outil « tout-en-un » en additionne souvent plusieurs, pour l’envoi de courriels, la téléphonie ou le stockage.
  • Ce qui est exportable, dans quel format, et ce qu’il advient des données à la fin du contrat.
  • Qui, dans le cabinet, aura accès à quoi : le cloisonnement est une décision d’organisation avant d’être un réglage.

Ce qu’on note dans une fiche prospect — et ce qu’on n’y note pas

La fiche d’un prospect est créée avant tout dossier, souvent par la personne qui décroche, dans l’urgence d’un appel. C’est le moment où l’on écrit le plus vite et le moins réfléchi — et c’est pourtant là que se décide ce que contiendra l’outil pendant des années.

Le réflexe naturel est de résumer la situation : le motif de l’appel, le nom de la partie adverse, un élément de contexte familial ou de santé qui explique l’urgence. Ces mentions sont utiles au rappel, mais elles transforment une fiche de suivi commercial en description de situation personnelle, parfois sensible, sur une personne qui n’est pas encore cliente et qui ne le deviendra peut-être jamais.

Trois décisions à prendre avant la première fiche

La première est de fixer ce que la fiche contient : de quoi rappeler et qualifier — identité, coordonnées, matière, origine de la demande, prochaine échéance — et rien de plus. Ce qui relève du fond a vocation à rejoindre le dossier, pas le registre de suivi.

La deuxième est de décider ce qu’il advient des demandes sans suite. Une fiche créée pour un appel resté sans lendemain n’a pas de raison de subsister indéfiniment ; une durée de conservation doit être arrêtée par le cabinet, appliquée dans l’outil, et vérifiée de temps à autre. Aucun éditeur ne la fixera à votre place.

La troisième est de savoir qui voit quoi. Dans un cabinet exerçant en plusieurs matières, l’accès de tous à toutes les fiches n’est ni nécessaire ni souhaitable, et le cloisonnement se paramètre au moment de l’installation, pas après un incident.

Le test de la fiche relue à froidRelisez dix fiches créées la semaine passée comme si vous les découvriez. Si l’une d’elles vous apprend, sur une personne qui n’est pas cliente, quelque chose que vous n’auriez pas écrit en sachant qu’un tiers pourrait le lire, le champ de saisie libre est trop ouvert — et c’est le champ qu’il faut corriger, pas la personne qui l’a rempli. [2]

Quand un cabinet en a réellement besoin — et quand non

Le besoin ne dépend pas de la taille du cabinet mais du volume de demandes entrantes et du nombre de personnes qui les touchent. Un avocat seul qui reçoit trois demandes par semaine et les traite le jour même n’a pas de problème de suivi : il a un agenda.

Les signaux qui indiquent un vrai besoin

Ils sont concrets et se constatent sans audit. Une demande arrive pendant une audience et personne ne sait, deux jours plus tard, si quelqu’un a rappelé. Un associé ne peut pas dire combien de demandes le cabinet a reçues le mois dernier, ni d’où elles venaient. Un collaborateur qui reprend une affaire doit reconstituer l’historique en interrogeant ses confrères. Une personne part en congés et le cabinet découvre que le suivi tenait à elle seule.

Les cas où un CRM n’apportera rien

Lorsque le flux entrant est faible et régulier, l’outil ajoute une saisie sans rien résoudre. Lorsque l’activité est exclusivement prescrite — apports de confrères, commissions d’office, clientèle installée — il n’y a pas de pipeline à piloter. Et lorsque personne au cabinet n’est désigné pour tenir l’outil, l’issue est connue : un fichier de contacts coûteux, abandonné en deux trimestres.

Ce dernier point mérite d’être posé avant le choix du logiciel et non après. La question n’est pas « qui saura s’en servir » mais « qui en répond quand la personne qui l’a installé est en audience pendant trois semaines ».

Plusieurs collaborateurs, plusieurs activités

Dès que deux personnes touchent la même demande, deux règles évitent l’essentiel des frictions. La première : une demande a un responsable désigné, même si plusieurs y travaillent. La seconde : la transmission entre deux personnes est un acte dans l’outil, pas un message oral — sans quoi la trace disparaît exactement au moment où elle deviendrait utile.

Un cabinet qui exerce dans plusieurs matières a intérêt à séparer les flux plutôt qu’à qualifier chaque fiche par une étiquette. Le droit du travail, la famille et le droit des sociétés n’ont ni le même cycle, ni les mêmes étapes, ni la même urgence : les mélanger dans une seule liste produit des statistiques qui ne veulent rien dire.

Les fonctions qui servent, et celles qui décorent

Les listes de fonctionnalités se ressemblent toutes. Le tri utile consiste à se demander, pour chacune, quelle tâche précise elle retire à une personne du cabinet.

Le modèle technique est documenté et tient en deux phrases, ce qui aide à évaluer une démonstration :

« Workflow automation is the process of using technology to perform repetitive tasks automatically. » « A trigger is an event that sets your workflow into motion. » « An action is the task performed in response to a trigger. » Exemples de déclencheurs cités : prise de rendez-vous, envoi d’un formulaire, réponse à un message.
HighLevel — Introduction to Workflows and Automations · HighLevel Support · help.gohighlevel.com · relevé le 2026-09-20

Un déclencheur, puis des actions : tout le reste en découle. Devant une démonstration, la bonne question est donc « quel est le déclencheur » et « que se passe-t-il s’il se produit deux fois ». Les réponses évasives sur ces deux points annoncent une configuration plus longue que promise.[4]

  • Enregistrement automatique des demandes entrantes avec leur origine — c’est la fonction qui conditionne toutes les autres.
  • Prise de rendez-vous en ligne limitée aux plages ouvertes par le cabinet.
  • Historique des échanges consultable par les personnes habilitées, pour qu’une reprise de dossier ne dépende pas d’une mémoire.
  • Rappels et tâches datées, avec une personne responsable nommée.
  • Distinction explicite entre prospect et client, puisque les règles applicables ne sont pas les mêmes.
  • Export intégral des données, dans un format lisible sans l’outil.

Ce que ce site ne promet pasAucun taux de conversion, aucun gain de temps chiffré, aucune statistique de délivrabilité, aucun résultat observé dans des cabinets. La version précédente de cette page affichait trois pourcentages de gain — sur la conversion des prospects, le temps administratif et les relances oubliées — présentés comme mesurés. Aucun ne reposait sur une source, un échantillon ou une méthode : ils ont été retirés, et rien n’a été mis à leur place. Le détail figure dans les conditions générales.

Les coûts, et ce que les pages tarifaires ne disent pas

Le prix affiché est la seule composante publiée, et rarement la plus lourde. Pour un cabinet, quatre postes s’y ajoutent : le paramétrage initial, la reprise de l’existant, les consommations de messagerie ou de téléphonie, et la sortie.

À titre d’exemple, voici ce que publie l’éditeur dont le lien rémunéré de cette page relève :

Starter $97/Month · Unlimited $297/Month · Agency Pro $497/Month. « On all plans, you get unlimited contacts and unlimited users. » « Start Your 14 Day Free Trial Today! »
HighLevel — Pricing · HighLevel · gohighlevel.com · relevé le 2026-09-20

Trois remarques s’imposent, et elles valent pour la plupart des outils de cette famille. Les montants sont en dollars et aucun prix en euros n’est publié : ce qui sera effectivement débité dépendra du taux appliqué par la banque. Le traitement de la TVA pour un professionnel établi en France ne figure pas sur la page tarifaire, et doit être demandé par écrit. Enfin, la localisation des données n’y est pas précisée non plus — or c’est une question préalable pour un cabinet, pas un détail contractuel.[5][3]

Le paramétrage, lui, ne se facture pas : il se compte en jours. Définir les étapes, les champs obligatoires, les habilitations et le modèle de reprise d’une demande prend moins de temps si la discussion a lieu avant l’installation que si elle a lieu pendant.

Tableur, outil généraliste, outil spécialisé : ce qui les sépare

Le tableau ci-dessous ne distribue ni note, ni verdict. Il indique, pour chaque critère, ce qui relève de l’outil et ce qui reste à la charge du cabinet — puisque c’est la seule comparaison qu’un site rémunéré par l’un des acteurs puisse honnêtement produire.

Ce qui change selon le type d’outil — et ce qui ne change jamais
CritèreTableurOutil généralisteOutil orienté métier
Enregistrement des demandesSaisie manuelleAutomatisableAutomatisable
Distinction prospect / clientÀ tenir à la mainÀ paramétrerSouvent prévue
Prise de rendez-vous en ligneAbsenteSelon le planGénéralement incluse
Relance par SMS vers un prospectSans objetProposée par l’outilProposée par l’outil
Conformité de cette relanceRelève du cabinetRelève du cabinetRelève du cabinet
Localisation des donnéesVos postesÀ vérifier au contratÀ vérifier au contrat
Responsabilité du traitementLe cabinetLe cabinetLe cabinet
Gestion des dossiers et facturationNonNonNon — logiciel distinct

Les trois dernières lignes sont les plus importantes et ce sont celles que les comparatifs omettent : quel que soit l’outil choisi, la responsabilité du traitement reste au cabinet, la conformité d’un message reste son affaire, et aucun de ces produits ne remplace un logiciel de gestion de cabinet.[3][1]

Tester sérieusement avant de s’engager

Une démonstration montre ce qu’un outil sait faire ; une période d’essai montre ce qu’il fait de votre organisation. Pour que la seconde serve à quelque chose, trois choses doivent être prêtes avant de commencer : un export réel de vos contacts avec leurs imperfections, la description écrite d’un enchaînement que vous répétez, et le nom de la personne qui tiendra l’outil ensuite.

  1. Première heure : importer vingt fiches réelles, les réexporter, comparer. Ce qui disparaît à la sortie est ce que vous perdrez le jour où vous partirez.
  2. Première semaine : construire les étapes réelles de votre cabinet, pas celles de l’exemple fourni. Si deux personnes ne les interprètent pas de la même façon, l’obstacle n’est pas le logiciel.
  3. Deuxième semaine : créer une relance, puis la faire échouer volontairement — adresse invalide, champ vide — et vérifier que quelqu’un en est informé.
  4. Deuxième semaine : vérifier que la distinction prospect / client est matérialisée, et qu’aucune séquence destinée aux prospects ne peut basculer en SMS.
  5. Troisième semaine : faire utiliser l’outil par une deuxième personne sans la former, et observer.
  6. Avant la fin : demander par écrit la localisation des données, le contrat de sous-traitance, le traitement de la TVA, le préavis et le sort des données à la résiliation.

Sur l’essai lui-même : le lien rémunéré de cette page ouvre une période de trente jours et comprend le HighLevel Bootcamp sans frais. La page tarifaire publique de l’éditeur affichait quatorze jours au relevé indiqué en sources. Qu’un lien partenaire ouvre des conditions différentes de la page publique est le cas ordinaire — c’est sa raison d’être — et les deux durées figurent donc ici côte à côte. Ce que contient le Bootcamp n’est pas décrit sur cette page : son programme ne nous a pas été communiqué.[5]

Ouvrir la période d’essai de 30 jours lien rémunéré Mène chez l’éditeur par le lien partenaire de cette page : 30 jours, HighLevel Bootcamp inclus. Aucune autre condition n’est affirmée ici — vérifiez les conditions en vigueur au moment de l’inscription, et conservez-en une capture.

Questions que posent les cabinets

Un CRM peut-il remplacer notre logiciel de gestion de cabinet ?

Non. Les deux couvrent des moments différents : la relation avant le dossier d’un côté, le dossier lui-même de l’autre. Un cabinet qui remplacerait le second par le premier perdrait la facturation, les temps passés et la gestion des pièces. La question pertinente est celle du passage de relais entre les deux, et de ce qui doit être recopié — idéalement, aussi peu que possible.

Peut-on relancer automatiquement une personne qui n’est pas encore cliente ?

Le texte applicable autorise la sollicitation personnalisée, en l’enfermant dans une forme précise : envoi postal ou courrier électronique, à l’exclusion du SMS, avec mention des modalités de détermination du coût de la prestation. Une séquence configurée par défaut dans un outil généraliste ne respecte pas nécessairement ces conditions — c’est au cabinet de vérifier, message par message.[1]

Un outil hébergé hors de France est-il exclu ?

Ce n’est pas la formulation exacte de la question. L’éditeur agit comme sous-traitant, le cabinet demeure responsable du traitement, et les obligations correspondantes doivent figurer au contrat. La localisation des données est un élément de cette analyse parmi d’autres, à traiter avec l’éditeur et, si nécessaire, avec son ordre — pas un critère binaire qu’une page commerciale pourrait trancher à votre place.[3]

Combien de temps pour que cela fonctionne ?

Ce site ne donnera pas de durée : elle dépend du nombre de fiches reprises, de leur état, et surtout de la question de savoir si les étapes ont été arrêtées avant l’installation ou pendant. Les cabinets qui tranchent d’abord ont en général une relance utile en service en quinzaine ; ceux qui décident en construisant, rarement.

Pourquoi cette page ne désigne-t-elle pas un gagnant ?

Parce qu’elle est rémunérée par l’un des outils dont elle parle. Un classement établi dans ces conditions ne vaudrait rien, et une note attribuée à ses concurrents par la même page vaudrait moins encore. Ce que vous trouverez ici à la place : les textes applicables cités mot pour mot, ce qu’ils établissent, ce qu’ils n’établissent pas, et les vérifications à conduire vous-même.

Sources

Chaque affirmation réglementaire ou tarifaire de ce site renvoie au texte dont elle provient, avec sa date de relevé. Pour chacune est précisé ce qu’elle établit — et ce qu’elle n’établit pas.

  1. Décret n° 2014-1251 du 28 octobre 2014 relatif aux modes de communication des avocats Légifrance, Journal officiel · legifrance.gouv.fr · relevé le 2026-09-21
    « La publicité et la sollicitation personnalisée sont permises à l’avocat si elles procurent une information sincère sur la nature des prestations de services proposées et si leur mise en œuvre respecte les principes essentiels de la profession. » — « La sollicitation personnalisée prend la forme d’un envoi postal ou d’un courrier électronique adressé au destinataire de l’offre de service, à l’exclusion de tout message textuel envoyé sur un terminal téléphonique mobile. » La sollicitation « précise les modalités de détermination du coût de la prestation, laquelle fera l’objet d’une convention d’honoraires ».
    Établit : Que la sollicitation personnalisée est permise, qu’elle ne peut emprunter que la voie postale ou le courrier électronique, que le SMS en est exclu, et qu’elle doit préciser les modalités de détermination du coût de la prestation. N’établit pas : Le décret ne traite pas des relances adressées à un client déjà engagé, ne qualifie aucun logiciel, et ne dispense pas des autres règles applicables à la prospection.
  2. Article 66-5 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 Légifrance · legifrance.gouv.fr · relevé le 2026-09-21
    « En toutes matières, que ce soit dans le domaine du conseil ou dans celui de la défense, les consultations adressées par un avocat à son client ou destinées à celui-ci, les correspondances échangées entre le client et son avocat, entre l’avocat et ses confrères à l’exception pour ces dernières de celles portant la mention “officielle”, les notes d’entretien et, plus généralement, toutes les pièces du dossier sont couvertes par le secret professionnel. »
    Établit : L’étendue du secret professionnel : il couvre les consultations, les correspondances avec le client, les notes d’entretien et, de façon générale, toutes les pièces du dossier. N’établit pas : Le texte ne dit rien d’un outil informatique en particulier, ne qualifie aucun hébergement et n’autorise ni n’interdit l’usage d’un CRM. La façon dont un cabinet organise ses outils relève de son analyse, le cas échéant avec son ordre.
  3. Sous-traitant — définition et obligations CNIL · cnil.fr · relevé le 2026-09-21
    « Le sous-traitant est la personne physique ou morale (entreprise ou organisme public) qui traite des données pour le compte d’un autre organisme (“le responsable de traitement”), dans le cadre d’un service ou d’une prestation. » Les sous-traitants ont des obligations « qui doivent être présentes dans le contrat » : transparence et traçabilité, protection dès la conception et par défaut, sécurité des données traitées, assistance, alerte et conseil.
    Établit : Qu’un éditeur de logiciel qui héberge les données d’un cabinet agit comme sous-traitant, que le cabinet reste responsable de traitement, et que les obligations du sous-traitant doivent figurer au contrat. N’établit pas : La page ne qualifie aucun éditeur, ne certifie aucun produit et ne dispense pas le cabinet de sa propre analyse. Aucun logiciel n’est « conforme au RGPD » en soi.
  4. HighLevel — Introduction to Workflows and Automations HighLevel Support · help.gohighlevel.com · relevé le 2026-09-20
    « Workflow automation is the process of using technology to perform repetitive tasks automatically. » « A trigger is an event that sets your workflow into motion. » « An action is the task performed in response to a trigger. » Exemples de déclencheurs cités : prise de rendez-vous, envoi d’un formulaire, réponse à un message.
    Établit : Le modèle documenté — un déclencheur, puis des actions — et les exemples que l’éditeur donne lui-même. N’établit pas : La page ne donne pas la liste complète des déclencheurs, ne dit pas quel plan contient quoi, et n’établit aucun taux de délivrabilité.
  5. HighLevel — Pricing HighLevel · gohighlevel.com · relevé le 2026-09-20
    Starter $97/Month · Unlimited $297/Month · Agency Pro $497/Month. « On all plans, you get unlimited contacts and unlimited users. » « Start Your 14 Day Free Trial Today! »
    Établit : Les tarifs mensuels affichés en dollars américains, le nombre illimité d’utilisateurs sur tous les plans, et la durée d’essai affichée publiquement. N’établit pas : Aucun prix en euros n’est publié, aucun tarif à la minute ou au message, aucune mention du traitement de la TVA pour un professionnel établi en France, et aucune indication sur la localisation des données.